Pour tous les goûts

Il est possible de porter des appréciations sur les restaurants comme on effeuille la marguerite !
On aime un peu, beaucoup, passionnément... et même souvent à la folie; mais parfois aussi, hélas, pas du tout.
Une liste d'humeurs à feuilleter en cliquant sur le type d'appréciation de nos chroniqueurs.
 

Le Pouilly-Reuilly - 93310

Il suffit d’enjamber le périphérique pour se retrouver dans cette petite commune du 9-3 coincée entre Les Lilas et Pantin. Ici, au Pouilly-Reuilly à l’abri des regards, loin des modes parisiennes du Finger Food, Fusion Food, Easy Eating et autres Snacking, on fête quotidiennement les « cuisines des terroirs de France », la chasse, la pêche, la nature et la tradition.

Le Bistrot des Faubourgs - 75010

Une rue sans charme dans un quartier bouleversé par les travaux de voirie et au milieu une parenthèse gourmande qui revit depuis l’arrivée d’ Emmanuelle et Carolyn. Oublié le temps des surgelés et des produits achetés à moindre coût. Au Bistrot des Faubourgs place désormais à la fraîcheur, au respect des saisons, c’est stipulé sur une ardoise accrochée au mur, et à une carte courte réalisée en fonction du marché.

L'Ambre d'Or - 94160 Saint Mandé

Saint-Mandé. Donnez-moi trois bonnes raisons d’aller dans cette bourgade discrète, coincée entre Charenton-le-Pont et Vincennes. La première, la proximité, de l’autre côté du périphérique, la seconde le métro et la troisième, l’Ambre d’Or, étrangement délaissé par les guides au profit de bistrots bien sous tous rapports mais pas franchement nouveaux.

First - 75001

Où se presse le soir la jeunesse trendy de Paris ? Au First, bien sûr, le restaurant ultra cosy de l’hôtel Westin Paris, ex Intercontinental. C’est au décorateur Jacques Garcia que l’on doit l’aménagement de ce boudoir de 140 places quand même, feutré et douillet, où les taffetas et velours violet ont renvoyé aux oubliettes les fleurettes et colonnes grecques de l’ex 2/3/4 rue de Rivoli, son prédécesseur.

Le Café de la Paix - 75009

Une table pour touristes Le Café de la Paix ? Dire que l’on n’y croise pas des dizaines d’Américains, Japonais, Italiens et bien d’autres venus de contrées éloignées, serait mentir. Ils sont bel et bien là, à l’heure du thé, harassés de fatigue, guide de voyage ouvert à la page « Quartier Opéra ». Ils y apprennent en dégustant l’un des desserts signé Agatha Ruiz de la Prada, Chantal Thomass ou Agnès B, qu’ici fut tourné « This is Paris » avec Yves Montand, Maurice Chevalier et Henri Salvador. Ça ne nous rajeunit pas !

Le 16 Tholozé - 75018

L'Heureux Père - Saint Cloud 92210

Heureux qui comme Alain, a fait un beau voyage. Parti à Saint-Martin en 1991, il a ensuite fait escale en tant que chef à La Havane et à Saint-Barthélémy sans oublier quelques tours du monde effectués dans les cuisines de yachts démesurés. Après quinze années passées la tête dans les étoiles des Caraïbes, il accoste finalement en bord de Seine sous la passerelle de Saint-Cloud. Changement de cap pour ce chef formé en France mais totalement imprégné par la culture des îles. C’est ce qui fait tout le charme de sa cuisine. Un savant mélange de saveurs d’ici et de là-bas, un condensé d’arômes plus ou moins connus qui ne vient pas dénaturer nos produits bien de chez nous mais qui les soulignent et les mettent en valeur.

A La Frégate - 75012

On ne peut pas dire que l’Est parisien soit riche en restaurants de poissons. Heureusement, il y a la Frégate, une valeur sûre. Gilles Goueffon épaule désormais son père Pierre , et le chef, David Perillaud, vient de fêter ses 20 ans de maison. Un petit vent oriental souffle sur la carte, mais tout cela reste fort sérieux. En vedette : la fine tarte de filets de sardines bretonnes poêlés, brousse et citron confit, sauce escabèche ; le bar à la ciboulette et au gingembre, et de merveilleux desserts, du classique mais très réussi soufflé au Grand Marnier et sa glace vanille à l’étonnante salade d’agrumes et carottes confites à la cannelle, accompagnée d’un thé à la menthe. Portée par de très beaux crus de Loire, la carte des vins recèle des flacons superbes mais pas forcément coûteux, comme la cuvée Elégance 2003 de Prosper Maufoux, négociant-éleveur à Santenay. Le service est élégant et le nouveau décor teck, lumineux et chaleureux, met son homme à l’aise. Bravo…

L'Accolade - 75017

" L’Accolade bonsoir ". " Pardon, je ne suis pas chez Miss Betsy ? " " Non, le restaurant vient de changer ". Alors va pour l’Accolade et tant pis pour Miss Betsy installée ici en lieu et place de Chez Rose. Dommage, tout le monde en disait du bien. Au final, un repas à l’Accolade suffit à nous faire oublier cette séduisante Miss. La faute à qui ? A Sébastien Altazin, formé par Michel Rostang et que l’on a connu au Café Moderne derrière la Bourse. A 31 ans, il s’est dit que son heure était venue, qu’il était temps d’être le seul maître à bord. Après plusieurs tentatives dans le 2e et dans le 11e, il croise un ancien chef de cuisine étoilé Michelin devenu agent immobilier, " J'ai quelque chose pour toi ". En deux coups de cuillère à pot, voici Sébastien derrière ses nouveaux fourneaux pour mitonner une cuisine à l’ardoise qu’il efface tel un instituteur à la fin de la journée. Une fois le dernier client parti, il saisit son téléphone et passe les commandes à ses hommes de main. Au petit matin, café à la main, il inspecte ces cageots et ces caissettes qui regorgent de produits frais comme la rosée du matin.

Au Rond-Point - 75011

Astier - 75011

Astier fait partie de ces bistrots installés dans le paysage gastronomique depuis plus d’un demi siècle. Ici, on se régalait d’une cuisine ménagère où se côtoyaient terrines de foies de volaille, poisson au beurre blanc, émincé de volaille à la crème de foie gras sans oublier des clafoutis et des tartes aux pommes. ...

L’Atelier Aubrac - 75015

L'ATELIER AUBRAC dans le 15eme Par Philippe Hupp

Le Royal - 75009

Le Royal a fait peau neuve. Cette brasserie stratégique- ment située à moins de 100m des Galeries Lafayette dispose désormais d’une belle salle de restaurant. Une curiosité, plutôt destinée à la clientèle touristique : le menu du jour défile sur des écrans plasma. La carte, heureusement, a conservé son sérieux. Entrecôte de Salers et pommes de terre au Cantal, filet de sandre rôti à la bière blanche, tartare poêlé (une hérésie pour le chef, mais c’est si bon !) et un fameux gratin de fraise au sabayon. Le vin du mois reste très abordable, comme cette belle côte roannaise 2005 de Philippe et Jean-Marie Vial, à 15€ la bouteille. On l’aura compris, voici une adresse précieuse pour les journées shopping…

Le Perroquet Vert - 75018

Piaf, Montand, Gabin, Picasso, Fernandel… le tout Paris des artistes fréquentait cette adresse nichée entre la place Clichy et le cimetière de Montmartre. Dans le quartier, le Perroquet Vert fut une institution jusqu’à ce qu’il soit au fil du temps relégué dans la catégorie « adresses pour nostalgiques », tombé pour la France gourmande, aux oubliettes du bon goût. Au même moment, rive gauche, Didier Guy et Laurent Teboul se croisent dans un restaurant huppé. L’un est en cuisine, l’autre en salle. Le courant passe. Ils jurent de se retrouver et de redonner des couleurs à ce perroquet. Le résultat est réussi. Un cadre entre le bistrot parisien et la table bourgeoise avec ses moelleuses banquettes, le tout ponctué par le travail de jeunes peintres, sculpteurs ou plasticiens qui exposent leurs œuvres. Jean, chemise, Laurent se la joue cool pour présenter l’ardoise du jour et les menus concoctés par Didier . Les speedés de la vie se contentent de la formule plat du jour et verre de vin (12,50 €), une aubaine resplendissante de fraîcheur. C’est tout l’intérêt de l’ardoise, une cuisine du jour modifiée à chaque service en fonction du marché.

Le Minzingue 75015

Quinson, c’est fini. Cette institution fréquentée par les amateurs de bouillabaisse, la meilleure de Paris paraît-il, est désormais connotée « cuisine et vins de terroir » ou pour faire moins pompeux, un bon bar à vins bien de chez nous. Derrière le comptoir, Jean-Louis Piqueronies tirebouchonne dans tous les sens, du Fleurie pour la 4, du Morgon pour la 6, du Pommard pour la 8 et du Juliénas pour la 10. Normal quand on sait que les gaillards attablés se partagent la terrine maison et que sans jus de raisin, elle se sent bien orpheline. Elle est arrivée dans son plat en terre cuite après être passée de table en table, le couteau planté au cœur. Ca se sert large et personne ne se gêne pour en reprendre d’autant que la bouteille de Chénas est loin d’être finie. Et quand bien même « il y aurait marée basse », la cave du patron est fournie, la rupture de stock n’est pas pour demain. La terrine éclusée, on jette son dévolu sur le tartare de bœuf au couteau...

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