LE GAIGNE - 75004

On aime : beaucoup...
Au cœur du Marais, l’effervescence nocturne des rues du Temple, des Archives et de Sainte-Croix de la Bretonnerie. Ca grouille de monde, les bars sont animés, les verres s’entrechoquent et les éclats de rire fusent dans les cafés théâtre et sur les trottoirs. A deux pas, changement de décor chez LE GAIGNE. Une rue en sens unique, un vélo abandonné, un silence de plomb, des façades d’immeuble moins clinquantes et une adresse gourmande de vingt couverts, comme sortie de nulle part. ...
Par Philippe Toinard



Au cœur du Marais, l’effervescence nocturne des rues du Temple, des Archives et de Sainte-Croix de la Bretonnerie. Ca grouille de monde, les bars sont animés, les verres s’entrechoquent et les éclats de rire fusent dans les cafés théâtre et sur les trottoirs.



A deux pas, changement de décor. Une rue en sens unique, un vélo abandonné, un silence de plomb, des façades d’immeuble moins clinquantes et une adresse gourmande de vingt couverts, comme sortie de nulle part.



A son bord depuis une poignée de semaines, un jeune couple.

Aurélie en salle, aussi discrète que timide et, aperçu dans sa cuisine, Mickaël Gaignon, ancien du Pré Catelan, de La Table du Baltimore et du de Pierre Gagnaire. Parcours appréciable.



A l’heure où le jour décline, la savoureuse équation se joue sur le menu à 39 € et ses cinq plats. Pour 15 € de plus, les vins viennent se mêler à la fête.

Les adeptes du vin au verre apprécieront. 3 € la découverte, qui dit mieux ?



Dans l’assiette, divine surprise. Chaque plat est joliment léché. Du travail d’orfèvre pour l’œuf bio façon cocotte, crème de carottes et épinards qui précède une assiette de légumes du printemps marinés au pesto escortés de sablés au gingembre et d’une émulsion de radis rose.



Quand l’assiette se pointe, on croit déceler une cuisine de juxtaposition notamment pour le rouget cuit au plat, ses cannellonis d’épinards et sa sauce curcuma.

Il n’en est rien. Chaque produit est là pour enrôler l’autre dans un bal de parfums. L’espace d’une bouchée, ils se disputent la place de leader avant de se rendre compte qu’ils sont là pour s’entendre.

Réconciliation sur les papilles pour offrir une saveur commune.



La tige de rhubarbe proposée en marmelade en est le plus bel exemple. Dès le départ, elle se prend pour la patronne lorsqu’elle se présente à notre palais mais elle finit par se radoucir grâce à la crème de mascarpone rehaussée au romarin.



Courrez-y !



Photos : 1 : Les arts de la table - 2 Les œufs bio façon cocotte, crème de carottes et épinards - 3 : La rhubarbe et sa tige de mascarpone - 4 : La salle du restaurant.



Le Gaigne

12, rue Pecquay - 75004 Paris

Tel : 01 44 59 86 72.

Menus : 16 et 22 € (au déjeuner), 39 et 54 € (vins compris) au dîner.

Brunch le dimanche : 30 €.

Fermé le mardi.

Métro : Rambuteau


 

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