Tentation : LE BOUILLON DU COQ : THIERRY MARX À MOINS DE 20 € !

  • Thierry Marx et Thierry Martin
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Ça bouge à Saint-Ouen, en banlieue parisienne. Thierry Marx, chef étoilé et figure de la gastronomie française, signe Le Bouillon du Coq, une brasserie « populaire » au charme rétro. Le bon spot pour un déjeuner ou un diner après une virée aux Puces.
 
Par Alain Maurice
 
Alors que les travaux étaient en cours, une banderole dévoilait, en lieu et place d’une institution audonienne centenaire, fermée depuis cinq ans (Le Coq de la Maison blanche), un message sibyllin : « agréable à manger, agréable à payer » ! Afin de vérifier la promesse alléchante, et voir ce qui se cachait derrière, le Tout Saint-Ouen (ou presque) s’était donné rendez-vous le 4 juillet 2024, date du vernissage, au 37 Boulevard Jean Jaurès, tout près de l’hôtel de ville. Quelques jours avant le lancement des JO ! Et découvrir que le cathodique et ancien juré de « Top chef », Thierry Marx, grand amoureux des Puces de Saint-Ouen, signait ici un nouvel établissement, un « bouillon » comme ceux où se rendaient jadis les ouvriers pour casser la croûte. Bien loin de l’univers gastronomique et des établissements étoilés du Chef ! Son nom ? Le Bouillon du Coq. Même le maire Karim Bouamrane (PS), s’était déplacé pour l’occasion, y voyant « la symbolique de l’idéal républicain », un lieu pour « démocratiser le bon et l’excellence », ouvert à tous « quel que soit son genre, son âge, son nombre d’années passées en France »…
 
Derrière la façade forcément rouge du Coq, ornée de la mention « par Thierry Marx », l’espace est vaste, tout en longueur : 2 étages, plus une terrasse en rooftop avec vue sur la ville pour les soirées d’été. La déco est simple, ambiance brasserie parisienne, chaises bistro et tables en bois. Les murs bleu canard sont ornés de toiles contemporaines. Les tables sont alignées les unes à côté des autres, on est au coude-à-coude avec ses voisins. Pas possible de réserver, selon le principe du bouillon. Le déjeuner fait salle comble. À la manœuvre, un fidèle, Thierry Martin, passé par l’Étoile du Nord et le Mandarin oriental.
 
Les tables sont dressées à la bonne franquette, le service, bien rodé, gère avec le sourire. Les plats sont simples, bistrotiers, dans la pure tradition française : un incontournable et efficace œuf mayo (montée à la moutarde à l'ancienne), des harengs pommes à l’huile, une tranche de pâté de campagne. Sans commentaire ! Une soupe à l’oignon dès que les températures glacent. Arrivent les plats. Une cuisse de poulet fermier est rôtie au jus, accompagnée d’un gratin dauphinois ou de frites fraiches ; une poitrine de cochon de petits pois, carottes et sauce marengo. Ou encore une entrecôte-frites, des tagliatelles fraiches sauce parmesan. Une saucisse purée (au bon goût de pommes de terre), est parée d’un petit volcan de sauce régressif. On termine forcément par un dessert : chou chantilly, crème brûlée, mousse au chocolat, riz au lait … Verdict : il ne faut pas s'attendre à de la grande gastronomie, mais le bouillon « fait le job », avec des plats canailles et des prix qui vont avec. On s'en sort pour un ticket moyen d’à peine 20 euros, dans la pure tradition des bouillons parisiens. Péniblement 30 € pour une entrée, un plat et un dessert arrosés d'un pot lyonnais.
 
De 12h00 à 23h00 tous les jours de la semaine. Service continu sans réservation.
 
Le Bouillon du Coq
37 Bd Jean Jaurès, 93400 Saint-Ouen-sur-Seine
Métro : Mairie de Saint-Ouen

Juillet 2026

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