Par Alain Maurice
Changement de nom, changement de décor. Le pari du nouveau propriétaire, Anis Sehrine, qui a grandi entre cuisines et comptoirs ? Préserver l’esprit historique et animé du lieu, en lui insufflant tout de même un peu de modernité. Le cabinet VCA (Victor Chazoulle Architecte) y a veillé. Banquettes rouges confortables, murs boisés, grand comptoir central et miroirs célèbrent, dans une ambiance informelle, le Paris populaire. On observe sur les quatre murs des affiches au parfum des années 1950-1960, les luminaires sont modernes. L’atmosphère est détendue, le confort et le réconfort au rendez-vous, le charme indéniable. Parfait pour un dîner en famille ou entre amis.
Chez Les Bavards, la cuisine est française, simple et généreuse, une cuisine de bistrot. La carte fait honneur à des plats traditionnels, authentiques, aux produits de terroir, aux
brasseries parisiennes. Quelques recettes sont plus créatives, mais toujours dans une version bistrot. Pas vraiment de spécialités, on mise sur la fraîcheur et la saisonnalité. Les menus sont calés en fonction du marché avec une carte à base de produits faciles et accessibles. Comme les prix : des entrées à partir de 6,50 €, des plats dès 13 €, des desserts à moins de 10 €. Un verre de vin dès 4,5 € … pour rincer le palais.
A la carte,
viandes et poissons grillés, tartares, burgers, salades et tartines. Une noix d’entrecôte sauce béarnaise (29 €), un burger signature au bœuf charolais (17 €). Une saucisse au couteau d’Aveyron est servie avec une sauce moutarde de miel et un aligot maison à la texture filante (16 €) ; un pavé de saumon mi-cuit avec sa poêlée de légumes (19 €). En dessert une incontournable crème brûlée, mais à la vanille de Bourbon (8 €) ; ou une mousse au chocolat à la louche (8 € également). Réconfortant, sans chichi, consolant même comme ce «
croque-monsieur de votre enfance », pain brioché maison, sauce béchamel, jambon rostello, le tout gratiné au comté (13 €). De quoi ravir, à n'en pas douter, entre deux bavardages, gourmands et connaisseurs.
Un œuf fermier bio et sa mayonnaise maison à l’ancienne (6,5 €) côtoie en entrée une soupe à l’oignon et au comté (8,50 €), grand classique de bistrot, mais aussi des associations plus originales dans ce type d’établissement. Un bœuf charolais est proposé façon Thaï (16 €), un Tigre qui pleure (21 €) s’est invité. Un suprême de volaille est servi avec des patates douces sautées ; un poké bowl mêle riz, mangue, avocat, sauce soja (17 €). La salade César est revisitée en version saumon fumé. Même quelques options végétariennes sont dévoilées, à l’image d’une aubergine rôtie (14 €) et d’un veggie burger, steak Beyond Meat tendre, juteux et saisi à la perfection. On apprécie enfin l’accès aux Bavards du Boulevard en continu ou presque, comme dans les bonnes vieilles brasseries parisiennes.
Ouvert sept jours sur sept, de 7h à 2h
Les Bavards du Boulevard
78 Bd de Ménilmontant, 75020 Paris
Métro Père Lachaise
Photos Hinalys
Février 2026