LE PETIT BORDELAIS - 75007 - BIS

On aime : beaucoup...
Ce fut le Bellecour puis Les Ormes , c’est désormais Le Petit Bordelais de Philippe Pentecôte, pas peu fier d’être originaire du pays du cannelé. Au premier regard, on comprend que l’on prend place autour d’une table sage comme un quartier de ministères. Alors certes il n’y avait pas foule et à regarder les mines des clients, c’était à se demander si une loi sur l’interdiction de boire dans les restaurants n’était pas passée...
Par Philippe Toinard.
Ce fut le Bellecour puis Les Ormes , c’est désormais le Petit Bordelais de Philippe Pentecôte, pas peu fier d’être originaire du pays du cannelé.
Au premier regard, on comprend que l’on prend place autour d’une table sage comme un quartier de ministères. Alors certes il n’y avait pas foule et à regarder les mines des clients, c’était à se demander si une loi sur l’interdiction de boire dans les restaurants n’était pas passée discrètement en première lecture à l’Assemblée.
A moins que ça ne soit la découverte du premier menu posé sur chaque table. Pressé de légumes aux anchois marinés, filet de mulet aux endives, crème de crevettes et aumônière de banane à la crème d’amandes. Pas de quoi s’enthousiasmer.
Heureusement, la carte est là, le petit doigt sur la couture, prête à dégainer une savoureuse série de créations qui redonne le sourire à tous les convives.
Le meilleur est à l’intérieur à commencer par le calamar. Il se pointe dans une assiette creuse posée sur une fricassée de cocos. Dodu à souhait, il est gavé de péquillos qu’il semble vouloir conserver comme une proie. En incisant la bête, ces derniers s’échappent pour rejoindre les cocos bien calés dans le fond de l’assiette. Association harmonieuse.
En face, l’émietté de tourteau au guacamole et tomate confite frais comme la rosée du matin sur l’esplanade des Invalides semble annoncer l’arrivée de printemps et son cortège de plats hauts en couleur.
Nouvelle assiette creuse. Cette fois, elle est occupée par une blanquette de volaille aux pois gourmands. C’est moelleux à souhait, ça fond en bouche. Il y aurait du rab que l’on ne cracherait pas dessus. Dans la famille moelleux, les joues de porc braisées ne sont pas en reste même si les lentilles du Puy ont tendance à casser l’ambiance.
Bonne pâte la poire fait son entrée pour conclure le bal des saveurs. Elle se tient droit comme un i dans l’assiette, le derrière bien calé dans un caramel au beurre salé. Tout le monde a retrouvé le sourire.
Le Petit Bordelais.
22, rue Surcouf - 75007 Paris.
Tel : 01 45 51 46 93.
Formules et menus : de 28 à 45 €.
Métro : Invalides.
Fermé samedi et dimanche.

D'autres articles de restaurants

La Cocotte et la Marmite - 92110
La Grenouillere - 62170
L'Affable - 75007
Samesa - 75017
Portraits de chef

Au comble de la planète des émois gustatifs, ensemencée de 101 Everest scintillants, à Gérone, «EL CELLER DE CAN ROCA», le Cellier unique des...

En savoir plus
Découvertes

Le Palace parisien Four Seasons George V, parmi les plus prestigieux, abrite le restaurant LE CINQ une des grandes tables de la capitale. La cuisine de très haute gastronomie, d'un classicisme...

En savoir plus