LES DIABLES AU THYM - 75009

On aime : pas du tout...
Le changement de chef de ce restaurant aurait pu passer inaperçu si des blogueurs gastronomes du dimanche n’avaient pas vendu la mèche. Les commentaires dithyrambiques et hautement philosophiques du style « hum !!!! », « ouah, ça donne faim », « youpi » « quand est-ce qu’on mange ? » pouvaient laisser présager que le détour par cette rue sans vie pouvait valoir le coup. Espoirs envolés et on s’en doutait un peu.
Par Philippe Toinard
Le changement de chef de ce restaurant aurait pu passer inaperçu si des blogueurs gastronomes du dimanche n’avaient pas vendu la mèche. Les commentaires dithyrambiques et hautement philosophiques du style « hum !!!! », « ouah, ça donne faim », « youpi » « quand est-ce qu’on mange ? » pouvaient laisser présager que le détour par cette rue sans vie pouvait valoir le coup.
Espoirs envolés et on s’en doutait un peu.
Passons sur le décor refait, et heureusement parce qu’auparavant on avait l’impression de déjeuner dans une auberge de bord de route coincée entre Nouan-le-Fuzelier et Lamotte Beuvron.
Nouveau décor donc avec banquette cheap à souhait à moins que ça ne soit le coloris d’un autre temps qui nous fasse tiquer.
Mais le point d’orgue, ce sont ces dizaines de lampes posées sur une étagère haute qui nous font penser au rayon luminaires de chez Bricorama. Un concept sans doute, j’ai du rater le dernier numéro de Tendances Magazine.

Et l’assiette dans tout ça ? Trop huilée, trop vinaigrée, trop salée.
A commencer par la salade de radis qui accompagnait la terrine. « C’est de la brousse », « vous êtes certaine ? », « je vais demander au chef », « ce sont des radis »…oui mais voilà, le goût des dits radis a disparu sous l’huile de noisette, agréable au demeurant mais point trop n’en faut.
Même constat pour le gâteau de foies blonds dressés dans une assiette design, le vinaigre encore tiède attaque les narines sans prévenir comme un remède de grands-mères pour tuer les rhumes. Puis vient le tour du cabillaud trop salé proposé au départ avec des endives braisées. Pour éviter les souvenirs d’enfance de la cantine, on demande un autre accompagnement. « Pommes de terre, ça vous ira ? ». Oui mais façon aggloméré, ça rappelle quand même la cantine.
Pour oublier cette déconvenue, le tiramisu. Trop cacaoté, surtout ne pas éternuer, trop liquide au fond du verre.
C’en est trop !
Les Diables au Thym
35, rue Bergère - 75009 Paris
Tel : 01 47 70 77 09.
Menu : 28 €.
Métro : Grands Boulevards.

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