CITRUS - 75008

On aime : un peu...
Gilles Epié a posé ses valises dans le 8ème, après un petit tour par La Petite Cour et un crochet par Le Pavillon des Princes. Il faut admettre que depuis son retour des States, on avait du mal à suivre le parcours de ce playboy de la cuisine. Cette fois-ci, il le jure, il ne repartira pas dans quelques semaines. Il est chez lui dans un décor moderne où domine la couleur orange, et compte bien y rester.
par Philippe Toinard
Gilles Epié a posé ses valises dans le 8ème, après un petit tour par La Petite Cour et un crochet par Le Pavillon des Princes. Il faut admettre que depuis son retour des States, on avait du mal à suivre le parcours de ce playboy de la cuisine.
Cette fois-ci, il le jure, il ne repartira pas dans quelques semaines. Il est chez lui dans un décor moderne où domine la couleur orange, et compte bien y rester.

Passons sur le regard du maître d’hôtel qui ne semble guère apprécier que l’on vienne au restaurant en jean et en Converse, sur les mises en bouche qui passèrent régulièrement devant notre table sans jamais s’arrêter et sur le pain qui n’arriva qu’au deuxième plat. Il y a de quoi hurler, me direz-vous. Certes mais la maison est en rodage et ce sont de petits oublis qui finalement ne gâchent pas l’essentiel. Mais force est de constater que parfois…ça énerve.
Sur la carte (il n’y a pas de menu !), Gilles Epié alterne les surprises aux classiques vers lesquels il est inutile de se diriger car le talent de ce chef est ailleurs. A commencer par cette anguille de mer et ce taboulé aux épices marocaines. Elle arrive posée au centre d’une assiette. " Mais où est le taboulé ? ". Il l’a tout simplement (façon de parler) glissé dans l’anguille comme une carte de visite dans un portefeuille. Fondant, savoureux et tellement surprenant.
Même sentiment pour la betterave qui se retrouve en millefeuille avec du chèvre frais à l’huile d’olive.
Oubliez le tournedos de saumon, il est certes moelleux et parfumé mais ne reflète pas assez la créativité de ce chef, et préférez le dos de St Pierre aux figues rôties ou le foie de veau à la vapeur, son tartare de tofu et de concombre.
Si vous avez le bec sucré, craquez pour le classique Californien, le beignet de glace à la noix de coco. Bien plus époustouflant que les œufs à la neige ou le tout praliné feuilleté caramélisé.
Citrus.
6, rue Arsène Houssaye - 75008 Paris.
Tél. : 01 42 89 15 51.
Carte : de 41 à 56 €.
Fermé samedi midi et dimanche.
Métro : Charles de Gaulle - Etoile.

D'autres articles de restaurants

Les restaurants de la Saint Valentin 2019
Roger La Grenouille - 75006
Denis COURTIADE : Directeur du restaurant « Alain DUCASSE au PLAZA ATHENEE »
Le Choupinet devant le Luxembourg
Portraits de chef

Courbevoisien malien adoubé par des hobereaux de la haute noce -Guy Savoy, Jacques Maximin, Christophe Moret-, Harouna Konaté, au LOJO, dunke le geste à la française...

Découvertes

A deux pas du palais Brongniart et de l’Opéra Garnier, A  NOSTE, restaurant de Maison Guy MARTIN, régale les gourmets de savoureux plats à partager.  

Image publicité

Bloomberg Sources

Cet affichage est IMPAYÉ par Bloomberg Source...
Bloombergsources