AFARIA - 75015-2015

On aime : passionnément...
  • La salle du restaurant
  • Restaurant AFARIA, Terrine d'artichauts au lard fumé et au Comté
  • Restaurant AFARIA, Cocotte de coquillages, Vitelottes et Noirmoutier au magret fumé
  • Restaurant AFARIA, Magret de canard grillé et grosses frites
  • Restaurant AFARIA, Nage de nectarines et cerises à la citronnelle
Ludivine Merlin, la chef de cuisine, et Frédérique Alonzo, ont pris les commandes du restaurant AFARIA.
Par Georges Kouassi

Dans le 15ème arrondissement, à deux pas du métro Convention, au 15 de la paisible rue Desnouettes, deux charmantes jeunes femmes, Ludivine Merlin, la chef de cuisine, et Frédérique Alonzo, son associée, ont pris, il y a deux ans, les commandes du restaurant AFARIA, anciennement tenu par Julien Duboué.

Chaleureusement accueillis par Sylvain, l’impeccable responsable de salle, mon amie Dominique et moi sommes immédiatement tombés sous le charme du lieu visiblement fréquenté par une « belle » clientèle d’habitués et de touristes soucieux de goûter aux charmes de la vraie gastronomie.

Une élégante salle d’une capacité de 60 couverts, avec tables, chaises et parquet en bois sombre, au plafond insonorisé, agrémentée de grands miroirs qui donnent une impression de profondeur et une superbe table d’hôte en face du comptoir et de la cuisine.

Une décoration de table à l’unisson : nappes de chez Artiga (la touche basque) en coton et lin écru et à rayures bordeaux, élégants couverts en inox, bodegas (petits verres à eau) rouge foncé, beaux verres à vin.

Une agréable terrasse peut également accueillir 24 couverts.

Passionnées par leur métier, Ludivine et Frédérique ont souhaité conserver le nom du restaurant, Afaria, qui, en basque, signifie « à table, au moment du souper », tout en proposant une cuisine d’inspirations diverses.

Outre une carte avec un choix de 5 entrées, 5 plats et 5 desserts pour environ 45 €, et un menu dégustation à 45 €, le restaurant propose, le midi, sauf le samedi et les jours fériés, une formule déjeuner avec entrée + plat (23 €), ou plat+dessert (23 €) ou entrée+plat+dessert (27 €) ou encore un plat du jour à 16 €.

A noter une jolie carte des vins (des Bourgogne, des Bordeaux, des vins des pays de Loire, etc.)

Toujours dans le plaisir de présenter des nouvelles suggestions à leurs clients, Ludivine et Frédérique changent la carte tous les deux mois en conservant quelques incontournables comme la Terrine d’artichauts au lard fumé et au comté ou le Magret de canard grillé aux sarments de vigne et grosses frites au couteau.

Après ces alléchantes précisions, nous choisîmes nos entrées en dégustant une agréable mise bouche de rillettes de thon sur de mini tranches de pain grillé accompagnée, pour Dominique, d’un cocktail maison et, pour moi, d’une sangria blanche.

Dominique se décida pour la Cocotte de coquillages en persillade, Vitelottes et Noirmoutier au magret fumé, dont l’assemblage goûteux servi dans un mini cocotte en fonte rouge la régala.

Pour ma part, je me délectai du mariage réussi des saveurs de la Terrine d’artichauts déjà citée et de sa petite salade.

Un verre de Sancerre pour Dominique et un verre d’Igouléguy (blanc sec) pour moi, tous deux à la température idéale, nous accompagnèrent pour ce dîner.

Ensuite, la Côte de veau rôtie, crème de champignons, poêlée de pommes de terre Agatha, copieuse et tendre portion de viande servie rosée, avec une crème onctueuse et légère, dans une assiette noire en forme de feuille, combla mes papilles comme celles de Dominique le furent par le Filet de dorade poêlé, purée d’artichauts, légumes printaniers glacée et jus acidulé, à la cuisson parfaite.

L’Aile de raie pochée à la tomate, crumble de légumes provençaux au parmesan, le Filet mignon de cochon rôti, coulis de poivrons, galettes de quinoa ou le Magret de canard étaient tout aussi tentants.

Pour le dessert, après avoir hésité entre le Bavarois spéculoos et fraises Gariguettes et le Soufflé mangue-passion, glace noix de coco, Dominique opta pour la rafraîchissante Nage de nectarines et cerises à la citronnelle tandis que le grand amateur de chocolat que je suis ne fut pas déçu par le Dôme croustillant au chocolat noir, crème de chocolat blanc et framboises fraîches.

Je ne pus m’empêcher de goûter le dessert maison, les Profiteroles à la vanille et caramel beurre salé : des petits choux avec, à l’intérieur, non pas la traditionnelle boule de vanille mais une crème légère à la vanille, que l’on nappe, autre originalité, d’un caramel au beurre salé : délicieux.

Et pour finir, une Folle blanche (petit armagnac 1ère pression à 70°, auquel on rajoute une purée de framboises et des framboises fraîches) paracheva ce très bon dîner.

Une cuisine généreuse et inventive, un service attentif et précis, un cadre élégant et chaleureux : une très belle soirée.

Fermé dimanche et lundi et les trois premières semaines du mois d’août.

Photos : 1 : La salle du restaurant - 2 : La terrine d'artichauts au lard fumé et au Comté - 3 : Cocotte de coquillages en persillade, Vitelottes et Noirmoutier au magret fumé - 4 : Le Magret de canard grillé aux sarments de vigne et grosses frites au couteau - 5 : La Nage de nectarines et cerises à la citronnelle.

Restaurant Afaria
15, rue Desnouettes - 75015 Paris - Tél : 01 48 42 95 90

D'autres articles de restaurants

Le Gaigne - 75004
Au Vieux Paris d'Arcole - 75004
Salt- 75011
Miroir - 75018
Portraits de chef

Lédonien phocéen, autodidacte aventureux, savant conservateur des bienfaits turquoises, fou de l’Escoffier béant aux nomadismes imaginaires orientaux, du Liban au Japon,...

En savoir plus
Découvertes

Au Trocadéro, le restaurant CAFÉ DE L'HOMME est de nouveau ouvert. On peut donc profiter de la superbe terrasse avec une vue unique sur la Tour Eiffel.

En savoir plus