Cette année pour les fêtes, le champagne vire à l’extra-brut, c'est-à-dire avec un maximum de 6g/l de sucre. Presque rien ! Cette tendance qui pointe son nez depuis l’année dernière, n’est pas entièrement nouvelle. Déjà en 1865, en Angleterre un Krug extra dry est lancé pour les malades. En 1889, Laurent Perrier crée à son tour le Grand vin sans sucre, à usage médical, destiné aux goûteux. On le recommande également aux diabétiques à qui le sucre était interdit.
Presque un siècle plus tard , la Maison Laurent Perrier décide de relancer ce vin pour accompagner la nouvelle cuisine et réalise son fameux Ultra Brut, à la marque déposée.
Aujourd’hui, chacun y va de sa cuvée spéciale, sans sucre ajouté, ou si peu, qu’on ne destine plus aux patraques, mais aux palais avertis et à ceux qui veulent garder la ligne. Un langage plus porteur !
" Le sucre masque les saveurs", explique Jean Pierre Mareigner, chef de cave chez Gosset.
Si on descend beaucoup les sucres, le vin dévoile plus d’arômes. Un dosage plus faible donne un nez plus ouvert et une bouche plus longue aussi. Ce n’est pas un effet de mode, mais les consommateurs sont devenus plus exigeants.
A partir du moment où on a de bons crus, de bons cépages et de bons viticulteurs, l’assemblage se fait tout seul. Chez Gosset, l’Extra brut vintage 1998 a été l’effet du hasard, et le vin dosé à 3,5g/l a retrouvé une fraîcheur inimaginable.
Plus extrême encore, le non dosé. Comme son nom l’indique ce champagne ne contient pas un gramme de sucre. Autant l’extra brut est un révélateurs de saveurs et peut accompagner un repas du caviar au dessert, on réservera le non dosé à l’apéritif et aux fruits de mer.
Voici une petite sélection pour vous guider dans vos achats :
Laurent-Perrier Ultra-brut, élaboré à partir de vin provenant d’années de grande maturité. Le grand classique de la maison. 40 €.
Gosset Celebris extra brut vintage 1998. Un beau millésime présenté dans un flacon de la Maison retrouvé dans un navire naufragé en 1841 au large de Port Philipp en Australie. (Avec son coffret) : 110 €.
Champagne Moutard Extra dry. Contient aussi du pinot noir, qui donne un vin riche, charnu, brioché avec une finale douce. 17,70 €.
Brut Extrem de Nicolas Feuillatte. Fait à base de Chardonnay, sans ajout de sucre. Une impression de grande fraîcheur. A réserver pour l’apéritif. 32 à 35 €.
Jacquart, cuvée extra-brut . Il se compose de chardonnay, pinot noir et pinot meunier dont l’assemblage a connu un vieillissement de 5 ans. Pour l’apéritif et les fruits de mer. 28,50 € avec son étui.
Le Brut Nature des champagnes AR Lenoble , sera proposé à 20 € "prix découverte" au lieu de 24,53 €, du 21 novembre au 4 décembre 2007.
Parmi les champagnes des Vignerons : Champagne Yves Ruffin. Cet assemblage de chardonnay (80%) et de pinot noir (2°%) ne contient que 2g/l de sucre. Un vin vif et agréable. 16,70 €.
Champagne Chapuy extra brut, 100% chardonnay dosé à 5g/l de sucre. Un vin où les épices dominent. Parfait pour un repas de fête. 15,50 €.
Champagne SCEV J.L Vergnon t>. 100% Chardonnay dosé à 1,5g/l. Complexe et vif : 15,30 €.
Champagne de Sousa & fils, cuvée des Caudalies. Composé de 100% chardonnay dont 50% vins de réserves ( assemblage de 9 années de 1995 à 2003), dosé de 2 à 3g/l. Un vin fin et généreux : 42 €.
Parmi les non dosés : Champagne Leclapart David, L’Apotre. 100% Chardonnay ( récolte 2002 ). Un vin franc à la finale épicée . 55 €.
Ultra Brut 553 Beauchamp ou Brut Zero. La lie extraite de la bouteille est remplacée non pas par de la liqueur de vin, mais par le même champagne. Cela donne un vin très vif au palais. 15,50 €.
Champagne Tarlant Zero. 1/3 chardonnay, 1/3 Pinot Meunier, et 1/3 Pinot Noir et zéro sucre. Parfait à l’apéritif, avec des sushis ou des huitres.